vendredi 6 juin 2014

Faire l’histoire de la mode dans le monde occidental [colloque mai 2015, appel à contributions]


colloque international
Faire l’histoire de la mode dans le monde occidental
Paris, 11-12-13 mai 2015

Le colloque organisé par le GIS « Apparences, corps et sociétés » est ouvert aux chercheurs qui œuvrent sur l’histoire de la mode et des apparences, en Europe ou ailleurs, de la fin du Moyen Âge à nos jours. Il propose une réflexion pluridisciplinaire et internationale sur les expériences, les concepts et les discours des musées ou des universités, sur leurs origines intellectuelles et les cadres institutionnels qui permettent de les produire, dans la diversité des contextes locaux ou nationaux. L’objectif est de mieux comprendre les différentes logiques scientifiques pour faire apparaître de nouvelles convergences dans le domaine de la recherche, ouvrir sur une coopération internationale renouvelée.
Depuis quelques décennies, la mode a cessé d’être conçue comme un répertoire de formes en perpétuelle évolution, que le chercheur s’épuiserait à observer pour en faire l’inventaire, aussi illusoire qu’inutile. A la suite des travaux de Georg Simmel, Norbert Elias, Roland Barthes, etc., les manières de vêtir et de parer le corps ont été abordées à partir de concepts qui ont inscrit l’individu dans un réseau de normes sociales. Les recherches menées en histoire du corps ont ajouté de nouvelles dimensions (beauté, hygiène, etc.) à ce domaine de recherche. Sur ces bases, et par référence aux processus contemporains qui promeuvent les modes de masse ou uniformisent la gestion des attitudes et des postures, les quelque soixante dernières années auraient pu voir naître des coopérations internationales plus nombreuses, plus ouvertes. Tel n’a pas été le cas et bien des cloisonnements demeurent : la recherche récente n’échappe pas aux déséquilibres, en particulier entre les mondes anglo-saxon et scandinave d’une part et le reste de l’Europe continentale d’autre part.

De manière globale, il s’agit d’abord de considérer l’ensemble des approches scientifiques de la mode pour interroger leur rôle et leur place dans la construction et l’organisation du savoir, en général, d’un pays à un autre. Quelques réflexions complémentaires peuvent guider l’approche des problèmes spécifiques, actuels, de la recherche sur l’histoire de la mode :
Concepts. Alors que le concept d’« apparences » a surtout conduit à analyser les normes politiques et sociales qui régissent le vêtir, celui de « clothing », par exemple, a donné une place plus importante au jeu des pratiques consuméristes, à la construction identitaire, au rapport au corps. Cette divergence est redoublée par celle qui concerne les concepts de « mode » et de « fashion ». En France, les formes de la mode, éphémères ou jugées telles, n’auraient pas d’intérêt par elles-mêmes : c’est la tension sociale qu’elles créent entre centres prescripteurs et périphéries qui devrait retenir l’attention. Cette position a conduit à minorer l’intérêt des formes du vêtement et de leur évolution alors que d’autres expériences conduisent au contraire les chercheurs aux reconstitutions vestimentaires. Au nord et à l’est de l’Europe, les apparences ont souvent été saisies à travers les questions de la construction de l’État, de la nation, ou des deux ; ce qu’on retrouve à l’Ouest, à une échelle plus réduite, dans l’examen des modes régionales.
Rapport aux collections et temporalités. Dans les manières d’appréhender la « mode/fashion », les rapports entretenus avec les objets par les chercheurs varient d’un lieu à un autre, qu’il s’agisse des attitudes face aux pièces existantes, à l’archéologie expérimentale et aux reconstitutions de costume, ou des manières d’aborder l’épineux problème du vocabulaire par lequel on nomme les objets. Peut-on construire des bilans de ces inégalités, par exemple à partir d’expériences menées dans le domaine de l’archéologie expérimentale ? Comment aborde-t-on les sources de l’histoire des apparences lorsque les collections font défaut, notamment pour les périodes anciennes ?
Dans ces cadres naissent des histoires de la mode différentes. Elles se signalent notamment par la mise en œuvre de temporalités propres, dépendantes des critères et des méthodes que les concepts retenus ont privilégiés. Depuis le XIXe siècle, les évolutions intellectuelles permettent d’ailleurs d’envisager une histoire de ces temporalités, d’autant qu’elles affectent aussi, au-delà des histoires de la mode, les collections d’objets, leur classement ou leurs présentations.
Dispositifs institutionnels et réseaux. Des dispositifs institutionnels et des réseaux spécifiques relaient et pérennisent trop souvent les différences : place faite dans l’enseignement et la recherche universitaires à l’étude des modes et des textiles ; poids respectif des disciplines qui la prennent en charge (histoire, sociologie, anthropologie, etc.) ; manières d’articuler le travail des universités, des centres de recherche, et celui des institutions muséales ou des collectionneurs, etc. L’accès inégal des uns et des autres aux différents outils de la coopération internationale et les stratégies éditoriales ajoutent encore à la diversité.


Les contributions pourront s’orienter autour des thèmes suivants :

1 Histoire de l’histoire de la mode. Etat de la question
Auteurs, synthèses et expositions qui ont marqué l’histoire de la mode. Quelles publications pour l'histoire de la mode hier et aujourd'hui ? Nature et objectifs de celles-ci dans le monde occidental.
Concepts, temporalités et méthodes mis en œuvre par ces recherches.

2. Ecrire l’histoire de la mode, enjeux et problématiques
Comment penser une histoire de la mode contemporaine ? Comment faire une histoire de la mode sans objets (pour les périodes anciennes) ? Quelle est la part du contexte technique et économique dans les histoires de la mode ? Quelle place accorde-t-on à la matérialité du corps ? aux cultures visuelles ?

3 Enseignement et médiation de l’histoire de la mode
Quelle est la place de l’enseignement des modes dans les systèmes scolaires et universitaires ? Quelles sont les disciplines en charge de l’histoire de la mode ? Quels liens entre universités et musées ? Le rôle de l’exposition dans la médiation et la diffusion de l’histoire de la mode.

4 Coopération internationale
Quelles coopérations internationales possibles sur le plan de la recherche ? Engagement, organisation, financement. Problèmes et difficultés rencontrés.
Quels sont les problèmes de l’engagement dans les structures de coopération internationales ?


Les propositions de communication (un titre, un résumé de 2000 signes environ, une bibliographie donnant les principales publications de l’auteur) devront parvenir avant le 15 novembre 2014 à l’adresse suivante : jean-pierre.lethuillier@uhb.fr

vendredi 30 mai 2014

Exposed: A History of Lingerie [exposition/exhibition : New York, USA]

Exposed: A History of Lingerie
Museum at FIT, New York, 3 June — 15 November 2014
The Museum at FIT presents Exposed: A History of Lingerie, an exhibition that traces developments in intimate apparel from the 18th century to the present.Exposed features over 70 of the most delicate, luxurious, and immaculately crafted objects from the museum’s permanent collection, many of which have never before been shown. Each piece illustrates key developments in fashion, such as changes in silhouette, shifting ideals of propriety, and advancements in technology.
The concept of underwear-as-outerwear is most commonly associated with the 1980s, but the look of lingerie has long served as inspiration for fashion garments. Exposed opens with several pairings of objects that underscore that connection. For example, a 1950s nylon nightgown, made by the upscale lingerie label Iris, is shown alongside an evening gown by Claire McCardell, also a 1950s garment, created in a similar fabric and silhouette. McCardell was one of the first designers to use nylon—a material typically marketed for lingerie—for eveningwear. A 2007 evening dress by Peter Soronen features a corset bodice, the construction of which is highlighted with bright blue topstitching. It is flanked by two 19th-century corsets, one made from bright red silk, the other from peacock blue silk.
The exhibition then continues chronologically. The earliest object on view is a sleeved corset (then called stays), circa 1770, made from sky-blue silk with decorative ivory ribbons that crisscross over the stomach. Stiffened with whalebone, 18th-century corsets straightened the back and enhanced the breasts by pushing them up and together. While they were essential to maintaining both a woman’s figure and her modesty, corsets also held an erotic allure.
Women’s undergarments were generally modest in the first half of the 19th century. This is exemplified by a dressing gown from circa 1840, made from white cotton. Although the dressing gown was simply designed and meant to be worn within the privacy of a woman’s boudoir, its full sleeves and smocked, pointed waistline mimic fashionable dress styles of the era.

jeudi 29 mai 2014

On Aura tout vu : Sensations


Nouvelle exposition : du 14 juin au 31 décembre 2014 à la Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais


Plongez vous dans l’univers poétique et décalé de la maison de couture on aura tout vu
La Cité internationale de la dentelle et de la mode accueille la maison de couture On aura tout vu. Fidèle à la dentelle depuis leurs débuts en 1998, les créateurs jouent avec les codes de la mode en toute liberté. Broderie, peinture, soudure, sculpture, impression textile se juxtaposent, brouillant les frontières entre la mode, les arts plastiques et le costume de scène. Leur mode extravagante et festive repose sur la fabrication de sensations, véritable fil conducteur revendiqué par la maison. L’exposition s’articule en petits théâtres à découvrir selon un parcours interactif, rythmé de surprises sonores et olfactives. Modèles issus des collections, créations uniques pour le show-biz, objets revisités, c’est un univers éclectique, poétique et ludique qui vous attend !

Pour voir la bande annonce de l'exposition, cliquer ici.

mercredi 28 mai 2014

Lace and Commerce in 18th Century Europe (Rotterdam, 27-31 Jul 14) [call for papers]


Call for papers 
Deadline: Jun 16, 2014 
CFP: “The International Thread: Lace and Commerce in Eighteenth-Century Europe” 
Opening Markets: Trade and Commerce in the Eighteenth CenturyISECS Quadrennial Congress, on the Enlightenment, Rotterdam, the Netherlands, 27 - 31 July 2015 
Chairs:  Tara Zanardi, (Department of Art & Art History, Hunter College/CUNY 695 Park Avenue, New York, NY 10065; tzanardi@hunter.cuny.edu), and Michael Yonan, (Department of Art History and Archaeology, University of Missouri, 21 Parker Hall, Columbia, MO, 65211; yonanm@missouri.edu)Enormous amounts of lace flooded the marketplaces of eighteenth-century Europe, which fostered a vibrant international trade.  This marketplace centered on competition between the Low Countries (especially the regions that now comprise Belgium) and northern France, two areas that  included Europe’s most technically accomplished lacemaking centers, including Alençon, Argentan, Brussels, Mechlin, and Valenciennes.   
These towns exported huge quantities of lace to an international clientele and competed with locally manufactured lace.  Our panel seeks  papers that examine how lace operated within eighteenth-century  mercantile networks, economic systems, and black markets.  What were the trade factors the affected the distribution of lace, both locally  and globally, and how did those factors affect working conditions, design choices, and the objects created?   How did these market conditions affect what lace was used for, be it garments, decorative items, or household textiles?  Topics might include treatments of lace and lace making in gendered terms, as statements of regional or national pride, labor practices in lacemaking, techniques and  materials, and the industry’s global ambitions.  Interdisciplinary papers are especially welcome. 
For more information, see the congress websites:http://www.openingmarkets.eu/http://isecs2015.wordpress.com/

samedi 3 mai 2014

Fashion, Function and Ornament: Accessorising the Long Eighteenth Century [appel à contribution]


In fashion the term ‘accessory’ covers a wide range of items such as gloves, sashes, reticules, spectacles, watches, parasols, and potentially many other articles. Accessories can be seen as marginal to the nature of fashion, but historically they have played a key role in shaping the character of men’s and women’s fashions, combining ornament and function and giving scope for the expression of individual and collective identities. The era from the late Stuart to the early Victorian period saw the accessory achieve new prominence as a fashion statement, an expression of wealth, status and taste, and a desirable object of consumption, possession and display.
This symposium aims to bring together interested parties from curatorial, conservation, academic and other backgrounds with an interest in fashion, textiles, clothing and related topics to explore the nature and significance of accessories in the history of fashion from c.1660 to c.1840. Relevant topics to be addressed in contributions to the symposium may include (but would certainly not be limited to) the gender, class and identity dimensions of the accessory, collecting and collections cultures of consumerism and consumption, style, fashion and ornament, exoticism and the antique in accessory design and ornament, and the accessory in the visual and literary culture of the ‘long eighteenth century’.
Proposals are invited for symposium contributions not exceeding 20 minutes in length. Please send outlines of c.200 words to fairfaxhousesymposium@gmail.com by Monday 28 July 2014. Please direct any queries about the symposium to the same email address.
York Hilton Hotel and Fairfax House, York, 19 September 2014
Proposals due by 28 July 2014

vendredi 2 mai 2014

La Chapellerie Atelier-Musée du chapeau [Chazelles-sur-Lyon]

La Chapellerie est un Atelier-Musée qui s’attache à la conservation de la mémoire chapelière des Monts du Lyonnais (à Chazelles-sur-Lyon) et à la sauvegarde active des savoir-faire. Il est labellisé « Musée de France».
Pour en savoir plus, cliquer ICI

dimanche 27 avril 2014

Glamour années 30 [exposition, Bruxelles]


Coincée entre le krach boursier de 1929 et le début de la seconde guerre mondiale, la mode des années 1930 est souvent méconnue. 
Après les années folles et sa garçonne qui s’est permis toutes les extravagances, la femme revient à plus de discrétion dans un luxe non ostentatoire, en phase avec les années de crise. Elle retrouve ses formes mises en valeur par des coupes savantes, des tissus employés de biais s’ajustant au corps. Des sous-vêtements adaptés sculptent la silhouette qui est désormais élancée. Les cheveux rallongent, ondulent et la coiffure reprend du volume. Elle est complétée par le port d’un petit chapeau posé de manière asymétrique.
Le code vestimentaire féminin est extrêmement compliqué et sa complexité va croissant avec l’échelle sociale. La mondaine, riche et oisive, choisit ses tenues en fonction des moments de la journée et de ses occupations. La liste des toilettes est longue et il est parfois compliqué d’en dresser une typologie exacte?: robe d’intérieur, robe du matin, tailleur de jour ou de soir, robe de déjeuner, robe d’après-midi, robe de garden-party, robe de gala, de casino, de bal, de petit soir, de grand soir…
Quelle que soit leur condition, les femmes rêvent de s’habiller comme Marlène Dietrich, Greta Garbo ou Jean Harlow, ces stars du cinéma d’Hollywood, avec des robes à couper le souffle. Glamour et sophistication deviennent les maîtres mots de la décennie.
Musée du Costume et de la Dentelle, Bruxelles (Belgique), du 3 avril 2014 au 1er février 2015
Pour en savoir plus : photos, video, horaire, tarifs...