lundi 1 septembre 2014

War and Clothing. Fashion illustration at the time of the First World War [exposition]


The political upheavals of the period between 1914 and 1919 that shook the world and changed the course of history also left their mark on the silhouette of women's clothing and established the fashion industry as an increasingly important sector of the national economies of the Western world. Overshadowed by Art Nouveau and the so-called Golden or Roaring Twenties and therefore all too often overlooked by fashion historians, the clothes designed during the Great War are distinguished by a surprising vitality and modernity. Many details that had been introduced during the war years as practical innovations - the markedly shorter skirts and dresses, simple sportswear-inspired daywear, new materials such as wool and silk jersey or the penchant for black as a fashion colour - were retained and developed further after 1919.
The exhibition presents fashion illustrations and photographs from the fashion capitals of Paris, Berlin and Vienna. Among the exhibits are the exquisitely designed magazines Gazette du Bon Ton and Der Kleiderkasten as well as the Parisian fashion plate portfolios Modes et Manières d'Aujourd'hui with illustrations by George Lepape and André Marty and La Mode par Fried. The rare prints from the Mode Wien 1914/15 portfolio, published in cooperation with the Wiener Werkstätte, exemplify the characteristic expressive style of Vienna, while original drawings by Annie Offterdinger illustrate the sophisticated designs of the Berlin fashion house Alfred-Marie.
Fashion plates of the period of the First World War are marked by the influence of contemporary avant-garde trends in art such as Cubism, Fauvism and Expressionism. The selection of some 200 items from the rich holdings of the Fashion Image Collection of the Lipperheide Costume Library invites visitors to rediscover the astonishingly modern pictorial language of wartime fashion illustrations.
Berlin, Staatliche Museen zu Berlin, 25/09/2014 to 18/01/2015


mardi 19 août 2014

Se vêtir dans les années 1870 [video]

Comment une femme à la mode se vêt dans les années 1870 ? Une excellente video du Bowes Museum (Grande Bretagne)  explique comment s'y prendre, à l'aide d'une reconstitution d'habit à partir d'une robe de 1872 appartenant à la collection muséale. Intéressant commentaire du costumier Luca Costigliolo.

dimanche 10 août 2014

Mode, vêtement et société en Europe durant la première guerre mondiale Fashion / Dress and Society in Europe during World War I (colloque/symposium)

Ce colloque se tiendra les 12 et 13 décembre 2014 à l’Institut Français de la Mode, 36 Quai d’Austerlitz, à Paris.

Ce colloque sur l'histoire culturelle de la mode et sur l'industrie de la mode au cours de la première guerre mondiale, qui se tiendra dans le cadre des commémorations officielles du centenaire de la première guerre mondiale, aura lieu les 12 et 13 décembre 2014. Afin de montrer comment la mode a joué un rôle essentiel dans le remodelage des sociétés européennes au cours de la première guerre mondiale, ce colloque a pour but de rassembler une communauté internationale de chercheurs et de professionnels des musées qui ont un intérêt commun dans l'exploration des questions liées aux notions de genre et de mode, aux phénomènes de production et de consommation de la mode, et au rôle de la presse entre 1914 et 1918.

Inscriptions du public au colloque et détails sur celui-ci sur le site Internet du colloque :  

Pour avoir une idée des participants, voir le blog Histoire de mode

samedi 9 août 2014

Les métiers du corps de l’Antiquité à nos jours - mars 2015 et 2016 [appel à communications]


Depuis une vingtaine d’années, le concept de « technique du corps » forgé par Marcel Mauss a été régulièrement mobilisé par les historiens pour analyser les pratiques corporelles des sociétés du passé, dans la double dimension qu’il avait définie, c'est-à-dire lorsque le corps lui-même se fait le dispositif central d’une technique ou bien lorsqu’il reçoit une technique. Pour autant, les métiers du corps, qu’il s’agisse des professionnels qui confectionnent les objets et les produits grâce auxquels le corps devient technique, ou qu’il s’agisse de tous ceux qui modèlent leur propre corps, n’ont pas suscité le même intérêt. Ce programme de recherche leur est consacré, dans une perspective comparatiste, pluridisciplinaire et diachronique. Il sera décliné suivant trois axes. Le premier sera consacré aux métiers dédiés à la fabrication des parures du corps et autres objets voués à son entretien, à son bien-être, à son embellissement voire à sa transformation et à ceux qui manipulent le corps ou prodiguent des conseils en vue de sa modification et/ou de son perfectionnement : parfumeurs, barbiers, miroitiers, fabricants d’éventails, de cosmétiques, de masques, de perruques, couturiers, « modistes », tatoueurs, prothésistes, chirurgiens esthétiques, coachs, entraîneurs, diététiciens, etc. Le second s’attachera aux métiers qui s’exercent à partir du corps lui-même et/ou qui reposent sur une performance corporelle : prostitué(e)s, courtisanes, acteurs, chanteurs, sportifs, etc. Le troisième, enfin, propose de déplacer le regard vers les lieux de l’exercice des professionnels du corps (échoppes, ateliers, boutiques, officines, maisons closes, gymnases, théâtres, etc.), en analysant leur inscription dans le paysage ou le tissu urbain et leur rôle comme lieux de sociabilité.

La première journée d’étude aura lieu fin mars 2015 (probablement le 21 mars), la seconde fin mars 2016  aux Université Paris Diderot-Paris 7 / USPC ; Université d’Orléans. Les voyages et le logement seront pris en charge par nos institutions le cas échéant.
Les propositions de communication ne doivent pas excéder une vingtaine de lignes. Elles sont à envoyer à Florence Gherchanoc (fgherchanoc@free.fr), Catherine Lanoë (catherine_lanoe@hotmail.com) et Maaike Van der Lugt (vanderlugt@univ-paris-diderot.fr) avant le 21 septembre 2014 en vue de l’établissement d’un programme définitif au plus tard à la fin du mois d’octobre.

Le comité scientifique est composé de : Anna Caiozzo ; Florence Gherchanoc ; Catherine Lanoë ; Liliane Pérez ; Maaike van der Lugt.

jeudi 7 août 2014

Marignan 2015 - Fête Renaissance - Reconstituer les costumes de la cour de France

Le projet "Marignan 2015" (24 -27 juillet 2015)
Romorantin & Amboise (France)

En mai 1518, Léonard de Vinci organisa à Amboise, sous les yeux de la cour de France, un simulacre de la bataille de Marignan à l'occasion des fêtes du mariage de Lorenzo de Médicis et de Madeleine de la Tour d'Auvergne, futurs parents de Catherine de Médicis. De cette fête témoigne l'ambassadeur de Mantoue qui décrit une reconstitution spectaculaire où participèrent des milliers de figurants, autour d'un château de bois et de tissu attaqué par des canons chargés à blanc.

En 2015 à Romorantin et à Amboise cet événement, destiné à mettre en valeur le roi de guerre François Ier, sera reconstitué sous forme de quatre spectacles grand public célébrant Marignan et la date de 1515 comme celle d’une entrée symbolique de la France comme nouvel acteur de l’Europe de la Renaissance.

Il s'agira de scénographier le dialogue entre le Roi et Léonard et de présenter avec plus de 300 figurants venus de toute l'Europe diverses phases de la bataille. La reconstitution s'adosse à un important travail historique et à des recherches précises sur la culture matérielle de la Renaissance (Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, Institut d’Histoire de l’Alimentation, Musée de l'Armée, Institut de recherches historiques du septentrion). Ce spectacle d'envergure sera porté par des professionnels du tourisme en région Centre (ville de Romorantin, Clos Lucé, Mission val de Loire...) et sera destiné à avoir un rayonnement national et international important.

Evoquer la célébration et non la bataille elle-même permet d’envisager un travail relativement modeste mais totalement spectaculaire : une mise en scène théatralisée avec des personnages-clé tels François Ier et Léonard, Claude de France et Madeleine de la Tour d’Auvergne, Giulio Tedesco le mécanicien du maître, plus de 300 figurants (lansquenets, suisses, artilleurs venant de France, Allemagne, Suisse et Italie ; courtisans), un campement Renaissance avec sa forge et sa cambuse, un château factice de bois et de toile, des canons capables de lancer des balles de papier etc. Le campement sera visitable par le public et le spectacle sera mis en musique de la Renaissance.

Pour reconstituer les diverses phases des fêtes guerrières d’Amboise, nous recherchons des troupes de « reenactment » de bonne qualité historique.

Pour figurer la cour de France en 1518, nous recherchons 30 volontaires costumés selon un cahier des charges issu des recherches historiques qui seront menées d'ici l'automne 2014 par le comité scientifique de la reconstitution.
• Il est en effet important que les costumes de cette période – la moins connue et la moins médiatisée sans doute de la Renaissance française – soient les plus crédibles possibles sur le plan historique.
• Les volontaires costumés figurant la cour verront leur séjour pris en charge pendant les quatre jours de fête (logement chez l'habitant ou en internat de lycée, alimentation dans le campement Renaissance).
• Si vous souhaitez participer à cette reconstitution de la cour de France en 1518, vêtu d'un costume que vous fabriquerez ou ferez fabriquer selon les consignes (esthétiques, matériaux, couleurs) qui vous seront livrées cet automne, contacter isabelle.paresys (arobase)univ-lille3.fr, pour la coordination de la reconstitution des habits de cour.


Un aperçu des costumes de cette époque : inscrivez-vous sur la page Facebook : https://www.facebook.com/Marignan2015Costumes

vendredi 6 juin 2014

Producing the history of fashion in the West Symposium, may 2015, call for papers]




INTERNATIONAL CONFERENCE
Producing the history of fashion in the West
Paris, 11-12-13 may 2015

This conference organised by the "Appearances, bodies, and societies" Research Interest Group is open to researchers working on the history of fashion and appearances in Europe or elsewhere, from the end of the Middle Ages up to the present day. It will provide a multidisciplinary analysis of museum and university discourses, concepts, experiments and experiences, and of their intellectual origins and the institutional frameworks within which they are produced across diverse local and national contexts. The aim is to better understand the various ways of tackling the subject so as to highlight new areas of research convergence, thereby giving new impetus to international cooperation.
For several decades now fashion has ceased to be seen as a repertoire of perpetually evolving forms for the researcher to strive to observe, with an eye to drawing up some illusory and ultimately futile inventory. In the wake of works by Georg Simmel, Norbert Elias, Roland Barthes, etc., ways of dressing and adorning the body have been analysed using concepts which place the individual within a network of social norms. Research conducted in the history of the body has added new dimensions to this field of research (such as beauty, hygiene, etc.). This could have acted as the basis over the past sixty or so years for more numerous and open forms of international cooperation to emerge with regard to the contemporary processes that promote mass fashion and generate uniform means of shaping attitudes and postures. This has not been the case, however, and many barriers persist. There is still a lack of balance in recent research, with the Scandinavian and English-speaking worlds receiving greater levels of funding than the rest of continental Europe.

Overall it is a matter of considering all academic approaches to fashion so as to see what role they fulfil and what place they have in the way knowledge in general is built up and organised in different countries. Several additional observations may act as a useful guide for the approach this conference will take to specific current problems in research into the history of fashion:
Concepts. Whilst the French concept of "apparences" has led researchers to analyse the political and social norms governing dressing, that of "clothing", for instance, has accorded greater importance to the interplay of consumerist practices, identity construction, and the individual's relationship to their body. A comparable divergence may be observed between the concepts of "mode” and “fashion”. In France the forms taken by la mode are deemed to be ephemeral and thus of no intrinsic interest. Instead, it is said, research needs to focus on the social tensions generated between the peripheries and the centres dictating these forms. Such an attitude means that the forms of clothing and their evolution are regarded as relatively unimportant, whereas the experience of researchers working in different contexts has led them to reconstitute items of clothing. In northern and eastern Europe the issue of appearances has been tackled via those of the construction of the State and/or the nation. This has also transpired to a lesser extent in the study of regional fashions in Western Europe.
The way researchers view collections and timescales. The way in which researchers view objects varies from place to place, affecting the ways in which they apprehend “mode/fashion”. This transpires in attitudes towards existing items, towards experimental archaeology and the reconstitution of costumes, and in how to tackle the thorny issue of the vocabulary used to name objects. Is it possible to draw up an overview of these various differences, on the basis of experiments carried out in the field of experimental archaeology for instance? How can we go about analysing the sources of the history of appearance when the collections are incomplete or inexistent, especially for distant periods?
These frameworks have generated different forms of history of fashion, characterised in particular by the use of specific timeframes which depend on the criteria and methods chosen in the light of the prevalent concepts. Intellectual developments in place since the 19th century mean that is feasible to draw up a history of these timeframes, especially as they affect not just the histories of fashion but also the collections of objects and the way in which these are classified and presented.
Institutional factors and networks. Institutional factors and specific networks all too frequently transmit these differences and entrench them. These factors include the place accorded to the study of fashion and textiles in academic teaching and research, the relative importance accorded to the various disciplines used (history, sociology, anthropology, etc.), and the ways in which universities, research centres, museum institutions, and collectors work together, etc. Editorial strategies and differences in the ease with which researchers can access various tools for international cooperation further add to this general diversity.


Papers may address the following themes:

1 The history of the history of fashion. The state of research into the issue.
Authors, overviews, and exhibitions which have influenced the history of fashion. What publications have had an impact on the history of fashion in the past and in the present day? The nature and objectives of publications in the West.
Concepts, timeframes, and methods used for research.

2. Writing the history of fashion – issues and approaches
How can we go about conceiving of a history of contemporary fashion? How can we produce a history of fashion without objects (for distant periods)? What role does the technical and economic context play in the histories of fashion? What place are we to accord to the materiality of the body? And to visual cultures?

3 Teaching and presenting the history of fashion
What place is given to the teaching of fashion in school and university systems? What disciplines are used for the history of fashion? What links exist between universities and museums? What role do exhibitions play in the presentation and dissemination of the history of fashion?

4 International cooperation
What forms of international cooperation are open to researchers? What about undertaking projects, their organisations and funding? Problems and difficulties encountered.
What problems arise from the scale and extent of undertaking within structures for international cooperation?


Proposals (a title, a summary of about 2000 characters, and a bibliography giving the author's main publications) are to reach the following address before 15 November 2014: jean-pierre.lethuillier@uhb.fr

Faire l’histoire de la mode dans le monde occidental [colloque mai 2015, appel à contributions]


colloque international
Faire l’histoire de la mode dans le monde occidental
Paris, 11-12-13 mai 2015

Le colloque organisé par le GIS « Apparences, corps et sociétés » est ouvert aux chercheurs qui œuvrent sur l’histoire de la mode et des apparences, en Europe ou ailleurs, de la fin du Moyen Âge à nos jours. Il propose une réflexion pluridisciplinaire et internationale sur les expériences, les concepts et les discours des musées ou des universités, sur leurs origines intellectuelles et les cadres institutionnels qui permettent de les produire, dans la diversité des contextes locaux ou nationaux. L’objectif est de mieux comprendre les différentes logiques scientifiques pour faire apparaître de nouvelles convergences dans le domaine de la recherche, ouvrir sur une coopération internationale renouvelée.
Depuis quelques décennies, la mode a cessé d’être conçue comme un répertoire de formes en perpétuelle évolution, que le chercheur s’épuiserait à observer pour en faire l’inventaire, aussi illusoire qu’inutile. A la suite des travaux de Georg Simmel, Norbert Elias, Roland Barthes, etc., les manières de vêtir et de parer le corps ont été abordées à partir de concepts qui ont inscrit l’individu dans un réseau de normes sociales. Les recherches menées en histoire du corps ont ajouté de nouvelles dimensions (beauté, hygiène, etc.) à ce domaine de recherche. Sur ces bases, et par référence aux processus contemporains qui promeuvent les modes de masse ou uniformisent la gestion des attitudes et des postures, les quelque soixante dernières années auraient pu voir naître des coopérations internationales plus nombreuses, plus ouvertes. Tel n’a pas été le cas et bien des cloisonnements demeurent : la recherche récente n’échappe pas aux déséquilibres, en particulier entre les mondes anglo-saxon et scandinave d’une part et le reste de l’Europe continentale d’autre part.

De manière globale, il s’agit d’abord de considérer l’ensemble des approches scientifiques de la mode pour interroger leur rôle et leur place dans la construction et l’organisation du savoir, en général, d’un pays à un autre. Quelques réflexions complémentaires peuvent guider l’approche des problèmes spécifiques, actuels, de la recherche sur l’histoire de la mode :
Concepts. Alors que le concept d’« apparences » a surtout conduit à analyser les normes politiques et sociales qui régissent le vêtir, celui de « clothing », par exemple, a donné une place plus importante au jeu des pratiques consuméristes, à la construction identitaire, au rapport au corps. Cette divergence est redoublée par celle qui concerne les concepts de « mode » et de « fashion ». En France, les formes de la mode, éphémères ou jugées telles, n’auraient pas d’intérêt par elles-mêmes : c’est la tension sociale qu’elles créent entre centres prescripteurs et périphéries qui devrait retenir l’attention. Cette position a conduit à minorer l’intérêt des formes du vêtement et de leur évolution alors que d’autres expériences conduisent au contraire les chercheurs aux reconstitutions vestimentaires. Au nord et à l’est de l’Europe, les apparences ont souvent été saisies à travers les questions de la construction de l’État, de la nation, ou des deux ; ce qu’on retrouve à l’Ouest, à une échelle plus réduite, dans l’examen des modes régionales.
Rapport aux collections et temporalités. Dans les manières d’appréhender la « mode/fashion », les rapports entretenus avec les objets par les chercheurs varient d’un lieu à un autre, qu’il s’agisse des attitudes face aux pièces existantes, à l’archéologie expérimentale et aux reconstitutions de costume, ou des manières d’aborder l’épineux problème du vocabulaire par lequel on nomme les objets. Peut-on construire des bilans de ces inégalités, par exemple à partir d’expériences menées dans le domaine de l’archéologie expérimentale ? Comment aborde-t-on les sources de l’histoire des apparences lorsque les collections font défaut, notamment pour les périodes anciennes ?
Dans ces cadres naissent des histoires de la mode différentes. Elles se signalent notamment par la mise en œuvre de temporalités propres, dépendantes des critères et des méthodes que les concepts retenus ont privilégiés. Depuis le XIXe siècle, les évolutions intellectuelles permettent d’ailleurs d’envisager une histoire de ces temporalités, d’autant qu’elles affectent aussi, au-delà des histoires de la mode, les collections d’objets, leur classement ou leurs présentations.
Dispositifs institutionnels et réseaux. Des dispositifs institutionnels et des réseaux spécifiques relaient et pérennisent trop souvent les différences : place faite dans l’enseignement et la recherche universitaires à l’étude des modes et des textiles ; poids respectif des disciplines qui la prennent en charge (histoire, sociologie, anthropologie, etc.) ; manières d’articuler le travail des universités, des centres de recherche, et celui des institutions muséales ou des collectionneurs, etc. L’accès inégal des uns et des autres aux différents outils de la coopération internationale et les stratégies éditoriales ajoutent encore à la diversité.


Les contributions pourront s’orienter autour des thèmes suivants :

1 Histoire de l’histoire de la mode. Etat de la question
Auteurs, synthèses et expositions qui ont marqué l’histoire de la mode. Quelles publications pour l'histoire de la mode hier et aujourd'hui ? Nature et objectifs de celles-ci dans le monde occidental.
Concepts, temporalités et méthodes mis en œuvre par ces recherches.

2. Ecrire l’histoire de la mode, enjeux et problématiques
Comment penser une histoire de la mode contemporaine ? Comment faire une histoire de la mode sans objets (pour les périodes anciennes) ? Quelle est la part du contexte technique et économique dans les histoires de la mode ? Quelle place accorde-t-on à la matérialité du corps ? aux cultures visuelles ?

3 Enseignement et médiation de l’histoire de la mode
Quelle est la place de l’enseignement des modes dans les systèmes scolaires et universitaires ? Quelles sont les disciplines en charge de l’histoire de la mode ? Quels liens entre universités et musées ? Le rôle de l’exposition dans la médiation et la diffusion de l’histoire de la mode.

4 Coopération internationale
Quelles coopérations internationales possibles sur le plan de la recherche ? Engagement, organisation, financement. Problèmes et difficultés rencontrés.
Quels sont les problèmes de l’engagement dans les structures de coopération internationales ?


Les propositions de communication (un titre, un résumé de 2000 signes environ, une bibliographie donnant les principales publications de l’auteur) devront parvenir avant le 15 novembre 2014 à l’adresse suivante : jean-pierre.lethuillier@uhb.fr